À l’approche des midterms, Trump plus zinzin que jamais
بواسطة Rédaction Flash Radio | | التصنيف : International

Alors que les élections de mi-mandat (les midterms), prévues pour le mardi 3 novembre 2026, approchent à grands pas, le président américain Donald Trump ne cesse de faire des propositions déplacées et...
Alors que les élections de mi-mandat (les midterms), prévues pour le mardi 3 novembre 2026, approchent à grands pas, le président américain Donald Trump ne cesse de faire des propositions déplacées et de tenir des propos inquiétants. Même si les Américains et le monde ont fini par s’accommoder à la «folie» trumpienne, cela ne veut pas dire que ses méthodes sont acceptées.
Les faits et développements récents
La perte de confiance par les électeurs en ses capacités de dirigeant s’accélère de plus en plus mais le locataire de la Maison-Blanche qui joue gros le 3 novembre prochain n’a toujours pas décidé de mettre un frein à ses provocations et à ses déclarations étranges . Imed Bahri Dans une analyse publiée par CNN , Aaron Blake s’est interrogé sur le comportement erratique de Trump, notamment au cours des douze derniers jours, ce qui est particulièrement frappant à l’approche des élections de mi-mandat. Il a proposé aux électeurs ce que même certains républicains considèrent comme de la corruption. Il a menacé (apparemment sur le ton de la plaisanterie) de retenir l’aide d’urgence à un État qui n’élirait pas un sénateur républicain.
"aucune preuve que Crooks ait parlé à qui que ce soit d’autre que ses parents"
"pas les personnes [qu’il avait] interrogées"
Avant le 25 e anniversaire des attentats du 11 septembre, il a laissé entendre, sans la moindre preuve, que les démocrates complotaient pour le tuer. Il a menacé de suspendre le commerce extérieur. Il prend en otage l’avenir du Kennedy Center* si les juges ne l’autorisent pas à y apposer son nom, et affirme vouloir que l’arc de triomphe de 250 pieds qu’il projette d’ériger à l’entrée du cimetière national d’Arlington serve également de complexe militaire abritant drones et tireurs d’élite. Il refuse désormais l’accès à la Maison-Blanche à certains médias dont CNN et Politico . Perte de confiance des Américains en ses capacités de dirigeant Blake soutient que l’une des principales raisons de la baisse de popularité de Trump est la perte de confiance des Américains en ses capacités de dirigeant. De récents sondages montrent que 67% des Américains reprochent au président de ne pas réfléchir mûrement aux décisions importantes et 71% ne le trouvent pas équilibré.
⚡ Points clés
- ▸Multiplication des comportements et des déclarations étranges Mardi 15 septembre, Donald Trump a laissé entendre que les juges de la Cour suprême qu’il avait nommés et dont les jugements rendus ne lui plaisent pas avaient peut-être dissimulé leurs véritables intentions, affirmant qu’ils n’étaient «pas les personnes [qu’il avait] interrogées» et qu’ils ne représentaient plus «que l’ombre d’eux-mêmes» .
- ▸Trump a également affirmé que la tentative d’assassinat dont il a été victime en 2024 à Butler, en Pennsylvanie, était un complot ourdi par les Démocrates pour l’empêcher de se présenter à l’élection, une allégation grave si elle avait le moindre fondement or il n’existe toujours aucune preuve de l’implication des Démocrates et Trump n’a fourni aucun détail supplémentaire.
- ▸L’offre de Trump de verser 5 000 dollars à chaque adulte américain si les Républicains conservent la majorité à la Chambre des représentants et au Sénat qui s’apparente à du donnant donnant est désapprouvée par la majorité des Américains, 66% des électeurs inscrits la jugent «inappropriée» .
Plus de 7 adultes et électeurs inscrits sur 10 affirment qu’il n’a même pas de plan de guerre contre l’Iran, selon des sondages menés par Fox News et CNN . À l’approche des élections de mi-mandat de 2026, Trump n’a guère agi pour apaiser ces inquiétudes. L’offre de Trump de verser 5 000 dollars à chaque adulte américain si les Républicains conservent la majorité à la Chambre des représentants et au Sénat qui s’apparente à du donnant donnant est désapprouvée par la majorité des Américains, 66% des électeurs inscrits la jugent «inappropriée» . Sa menace, lancée sur le ton de la plaisanterie, mercredi 16 septembre 2026, de retenir l’aide d’urgence à la Caroline du Nord si cet État élit un sénateur démocrate est également déconcertante. Trump a affirmé plaisanter mais son bilan démontre clairement que son administration a discriminé les États démocrates sur ce type de questions, ce qui est loin d’être anodin. Son récit, à l’approche du 11 septembre, selon lequel des pompiers l’auraient porté alors qu’on craignait l’effondrement d’un immeuble, était pour le moins douteux et trompeur, comme l’a écrit Daniel Dale de CNN .
Si l’histoire était exagérée, elle semblait être une tentative du président de se présenter comme un héros. Trump a également affirmé que la tentative d’assassinat dont il a été victime en 2024 à Butler, en Pennsylvanie, était un complot ourdi par les Démocrates pour l’empêcher de se présenter à l’élection, une allégation grave si elle avait le moindre fondement or il n’existe toujours aucune preuve de l’implication des Démocrates et Trump n’a fourni aucun détail supplémentaire. En réalité, Thomas Crooks, qui a tenté de l’assassiner, était inscrit comme républicain ! Le jour même où Trump a fait ces déclarations, le directeur du FBI, Kash Patel, a témoigné qu’il n’y avait «aucune preuve que Crooks ait parlé à qui que ce soit d’autre que ses parents» . Trump a également menacé à plusieurs reprises de paralyser une grande partie du commerce extérieur américain, notamment avec tous les pays avec lesquels les États-Unis accusent un déficit commercial, si la Réserve fédérale ne baisse pas ses taux d’intérêt. Si nous cessions de commercer avec tous les pays avec lesquels nous avons un déficit commercial et ils sont nombreux, ce qui est très facile à faire, nous gagnerions au moins 1500 milliards de dollars par an, a affirmé Trump mercredi 16 septembre en Caroline du Nord. Des propos complètement démagogiques. Vendredi, Trump a annoncé brusquement une interdiction immédiate d’accès à la Maison-Blanche pour CNN, MS Now et Politico , surprenant même certains de ses collaborateurs. Une correspondante de CNN s’est vu refuser l’entrée de la Maison-Blanche samedi matin et son accréditation de presse lui a été confisquée. Un journaliste de Politico ainsi qu’un journaliste et un photographe de MS Now se sont également vu refuser l’accès. Il existe d’autres exemples, moins évidents mais tout aussi inquiétants, du comportement de Trump. Les menaces de Trump ne font plus peur à personne ! Multiplication des comportements et des déclarations étranges Mardi 15 septembre, Donald Trump a laissé entendre que les juges de la Cour suprême qu’il avait nommés et dont les jugements rendus ne lui plaisent pas avaient peut-être dissimulé leurs véritables intentions, affirmant qu’ils n’étaient «pas les personnes [qu’il avait] interrogées» et qu’ils ne représentaient plus «que l’ombre d’eux-mêmes» . Il a également rompu avec le protocole de longue date de la politique étrangère américaine en saluant la perspective d’une réunification de l’Irlande, ce qui est une provocation à l’endroit du Royaume-Uni dont l’Irlande du Nord fait partie. Enfin, il a qualifié de «canular» les inquiétudes en matière de sécurité que fait peser l’intelligence artificielle alors même qu’une grande partie des Américains se préoccupent vivement de ce sujet. Enfin, Trump a passé une grande partie de la semaine à tenter de forcer les tribunaux à l’autoriser à donner son nom au Kennedy Center, même si cela semble illégal. Il laisse désormais ouvertement entendre qu’il pourrait laisser l’institution dépérir s’il n’obtient pas gain de cause. Cela paraît loin mais durant le premier mandat de Trump, il était souvent question de son tempérament et de ses tweets mais aujourd’hui, son comportement a sans doute fini par se banaliser et par désensibiliser quelque peu les Américains. Aaron Blake estime que Trump a tout intérêt à cesser ce genre d’agissements avant les élections de mi-mandat car la mainmise de son parti sur le pouvoir sera en jeu et les électeurs nourrissent de réels doutes quant à sa capacité à diriger le pays. Or, pour le moment, il adopte la stratégie inverse, intensifiant ses comportements et déclarations étranges. À l’approche des élections, Trump ravive la peur rouge ! * Le John F. Kennedy Memorial Center for the Performing Arts, souvent abrégé en Kennedy Center, est un centre culturel national et une salle de spectacle, inauguré en 1971 et situé le long du Potomac, près de l’hôtel du Watergate à Washington, aux États-Unis. Il est la résidence du National Symphony Orchestra.
Analyse de la Rédaction : Enjeux et perspectives
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