Gouvernance | La Tunisie perd 5 place en 7 ans dans l’IIAG
Par Rédaction Flash Radio | | Catégorie : International

Avec un score de 60,9 sur 100 en gouvernance globale, la Tunisie recule à 11 e place africaine dans le classement de l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique ( IIAG ) 2026, publié ce samedi 31 oc...
Avec un score de 60,9 sur 100 en gouvernance globale, la Tunisie recule à 11 e place africaine dans le classement de l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique ( IIAG ) 2026, publié ce samedi 31 octobre 2026 par la Fondation Mo Ibrahim, et qui évalue la gouvernance publique dans 54 pays africains. Notre pays était classé 6 e en 2019 : il a donc perdu 5 place en 7 ans.
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Les faits et développements récents
La Tunisie, qui est remplacée dans le top 10 par le Maroc (7 e ), peut cependant se consoler d’avoir obtenu un score supérieur à la moyenne continentale (50,1) et supérieur à la moyenne régionale en Afrique du Nord (52,5). La Tunisie a aussi devancé les autres pays de l’Afrique du Nord, à savoir l’Algérie (19 e ) l’Egypte (25 e ), la Mauritanie (41 e ) et la Libye (46 e ). Il n’y a vraiment pas de quoi en tirer quelque fierté, quand on sait la «qualité» de la gouvernance politique et économique dans ces pays. La «Gouvernance globale» agrège les scores obtenus dans quatre dimensions principales (Sécurité et État de droit ; Participation, droits et inclusion ; Fondements des opportunités économiques ; et Développement humain), qui se déclinent en 16 sous-catégories et reposent sur 96 indicateurs élaborés à partir de données issues de 51 sources, explique la Fondation.
"Fondements des opportunités économiques"
"Fondements des opportunités économiques"
Couvrant la décennie 2016-2025, l’Indice révèle que la gouvernance globale en Afrique s’est améliorée malgré une accumulation de chocs mondiaux, bien que ces avancées demeurent inégales et fragiles. À l’échelle continentale, cette progression est portée par des améliorations dans les dimensions liées au développement économique et humain ( «Fondements des opportunités économiques» et «Développement humain» ), avec des avancées notables dans les secteurs des infrastructures, de la santé et de l’éducation. Les progrès réalisés au titre des «Fondements des opportunités économiques» sont particulièrement marquants : entre 2016 et 2025, ils ont été observés dans 44 pays — qui abritent 68 % de la population du continent. Cela témoigne de la résilience de l’Afrique face aux multiples défis rencontrés au cours de la décennie, tels que la pandémie de Covid-19, les répercussions de la guerre en Ukraine sur l’accès à l’énergie et la sécurité alimentaire, ainsi qu’une baisse historique de l’aide au développement. Les progrès les plus importants ont été réalisés dans le domaine des infrastructures – la catégorie qui a connu la plus forte progression parmi les 16 sous-catégories de l’Indice. Ces avancées sont à la fois généralisées (elles concernent 52 pays – tous, à l’exception du Nigeria et de la Gambie – qui abritent 84 % de la population du continent) et se sont accélérées au cours de la décennie.
⚡ Points clés
- ▸Avec un score de 60,9 sur 100 en gouvernance globale, la Tunisie recule à 11 e place africaine dans le classement de l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique ( IIAG ) 2026, publié ce samedi 31 octobre 2026 par la Fondation Mo Ibrahim, et qui évalue la gouvernance publique dans 54 pays africains.
- ▸La «Gouvernance globale» agrège les scores obtenus dans quatre dimensions principales (Sécurité et État de droit ; Participation, droits et inclusion ; Fondements des opportunités économiques ; et Développement humain), qui se déclinent en 16 sous-catégories et reposent sur 96 indicateurs élaborés à partir de données issues de 51 sources, explique la Fondation.
- ▸La Tunisie, qui est remplacée dans le top 10 par le Maroc (7 e ), peut cependant se consoler d’avoir obtenu un score supérieur à la moyenne continentale (50,1) et supérieur à la moyenne régionale en Afrique du Nord (52,5).
Cette dynamique est portée par une amélioration notable de la connectivité mobile, ainsi que de l’accès à l’énergie et à Internet. Dans une moindre mesure, les secteurs de l’éducation (dans 34 pays, représentant 75 % de la population du continent) et de la santé (dans 40 pays, couvrant 87 % de la population du continent) ont également progressé. Toutefois, des avancées plus marquées et plus approfondies restent entravées par une détérioration persistante en matière de sécurité, d’État de droit et de participation. Les catégories «Sécurité et État de droit» ainsi que «Participation, droits et inclusion» ont enregistré un recul au cours de la décennie, respectivement dans 34 et 31 pays, qui abritent 78 % et 60 % de la population africaine. Un point positif mérite toutefois d’être souligné : la détérioration de la sécurité ralentit depuis 2022, des progrès commençant à apparaître dans 27 pays. L’IIAG 2026 révèle également que 25 pays (qui regroupent près de 47 % de la population du continent) sont parvenus à progresser sur le plan économique, malgré la dégradation de la sécurité observée au cours de la décennie.
Néanmoins, les progrès réalisés au titre des «Fondements des opportunités économiques» sont, en moyenne, plus marqués dans les pays où la sécurité et l’État de droit se sont également améliorés ; c’est le cas pour 20 pays, qui abritent 22 % de la population du continent. Il est préoccupant de constater que, dans quatre des pays les plus peuplés du continent – le Nigeria, la République démocratique du Congo, l’Afrique du Sud et le Soudan –, la gouvernance globale s’est détériorée au cours de la dernière décennie. À l’autre extrémité de l’échelle de gouvernance, l’Angola et la République du Congo ne figurent plus parmi les dix pays les moins bien classés, remplacés par la Libye et la Guinée-Bissau. Par ailleurs, sur cette même période, le Soudan, la République centrafricaine et la Guinée-Bissau ont connu une détérioration croissante (voir la liste complète ci-dessous). Commentant ces résultats, Mo Ibrahim, président et fondateur de la Fondation Mo Ibrahim, a déclaré : «Les résultats de l’IIAG 2026 mettent en lumière la résilience de l’Afrique dans un contexte mondial difficile. Ils montrent également que de nombreux pays parviennent à réaliser des progrès en matière de développement économique et humain, malgré une dégradation de la sécurité et de l’État de droit. Toutefois, il ne s’agit pas d’un équilibre durable. Les avancées économiques et sociales ne perdureront pas – et resteront toujours plus fragiles – en l’absence de progrès en matière de sécurité, d’État de droit et de participation.» Au terme de la décennie étudiée (2025), les Seychelles occupent la première place, tandis que le Maroc remplace la Tunisie dans le top 10. Bien qu’elle figure toujours parmi les dix premiers pays (5 e position), l’Afrique du Sud suit une trajectoire préoccupante, marquée par une détérioration croissante. L’IIAG 2026 s’appuie sur 319 variables issues de 59 ensembles de données, publiés par 51 sources africaines et internationales. Il évalue les performances à travers 16 sous-catégories, regroupées en quatre catégories : Sécurité et État de droit ; Participation, droits et inclusion ; Fondements des opportunités économiques ; et Développement humain.
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